On se parle d’eau

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, on se parle d’EAU. Cette source de vie si précieuse et que l’on se doit de valoriser puisque nous sommes biologiquement constitués d’environ 65% d’eau et que sans elle, c’est fini pour nous.

Les humoristes ont le talent parfois pour mettre en lumière des comportements ou des usages déviants, mais qui dans le quotidien de tous les jours nous semblent normaux. En ce sens, j’aime bien le spectacle d’humour de Louis-José Houde : Préfère novembre. Il a tellement mis en évidence la grossièreté avec laquelle nous gaspillons notre eau potable. Imaginez-nous dans le futur en train de dire à nos petits enfants comment on utilisait notre eau propre à la consommation.

« Premièrement, on s’en servait pour « flusher » la toilette. Et oui, on faisait ça! On s’en servait aussi pour remplir des piscines et des parcs d’amusements aquatiques. Et pour s’assurer que l’eau était désinfectée suffisamment, on y ajoutait du chlore. Puis en sortant de l’eau chlorée, on allait se rincer sous l’eau potable pour enlever le chlore de notre peau et nos vêtements. Quand on y pense, ça laisse songeurs. Et ce n’est pas tout, presque tous les résidents-propriétaires et certains terrains de golf arrosaient leurs gazons avec de l’eau potable. Il y en a même qui lavait leur entrée d’asphalte avec cette belle eau potable et il y en a aussi qui faisait fondre leur banc de neige avec ça! »

Ouais, par chance que les choses changent! Mais heureusement, il y a des initiatives qui visent à faire changer cette aberration. Récemment, une entreprise a développé un système de récupération d’eau de pluie (genre clé en main) pour alimenter les réservoirs des toilettes. La ville de Saint-Constant et d’autres municipalités de Lanaudière vont de l’avant pour certains bâtiments, tels que les chalets de parcs municipaux. C’est un début.

Cependant, pour le secteur résidentiel, ce n’est pas très accessible avec toutes les contraintes de tuyauteries existantes. Ce qui semble le plus prometteur, c’est de recycler l’eau grise de nos installations (eaux de lavages). À quand ces fameuses tours à logements ceinturées de forêts?

Sandra Côté,
agente de pastorale
Responsable diocésaine de la transition écologique