Dette collective avec notre Terre mère

Bonjour à vous,

Qu’allez-vous faire de cette journée bissextile ? En effet, nous devons ajouter une journée tous les quatre ans pour compenser les 5 heures, 48 minutes et 56 secondes supplémentaires nécessaires pour s’aligner sur le rythme des cycles de la terre. Cela nous dit comment il est important de se mettre au même diapason que notre Terre mère. Nous ne pouvons pas faire abstraction de ces évidences. Pourtant, le temps est un concept assez abstrait. Parfois il va vite, parfois il va très lentement. Alors qu’on le dit équitable pour tout le monde, que l’on soit riche ou pauvre.

Plusieurs autres évidences, axées sur la nature, devraient nous être rappelées. La fin février, début mars, c’est le temps des impôts. Oui je sais, mais vous allez comprendre où je veux en venir plus loin. Vous avez contribué à la société tout au long de l’année en donnant une partie de votre salaire. À la fin de l’année, il se peut que le gouvernement établisse que vous avez été très généreux et vous en remette une partie. Imaginez si nous faisions de même pour la nature. Imaginez qu’en tout temps, lorsque nous consommons, nous assurions sa pérennité et sa viabilité en redonnant, sous forme de soin, de protection et de culture, une forme d’impôt verte à l’environnement ?

En ce moment, c’est plutôt l’inverse. Nous vivons à crédit à l’échelle planétaire dans notre Maison commune. Nous consommons plus que ce que la terre peut nous donner. Nous payons des intérêts élevés sous forme de crise climatique, réchauffement des océans, fontes de glaciers, élévation des niveaux de la mer, pollution toxique, extinction animale et végétale, accentuation de la pauvreté, migration des populations humaines, fonte du pergélisol, etc. Votre comptable vous dirait certainement qu’à force de vivre dans le crédit vous allez vous retrouver sur la paille. C’est la même chose avec la nature et notre environnement.

Vous me voyez venir. Oui, il « faut » réduire les dépenses pour diminuer notre dette collective avec notre Terre mère. Certains parlent de décroissance, d’autres de simplicité volontaire ou encore de sobriété. Cela étant dit, ce ne sont que des mots si nous ne les attachons pas au plus important : l’AMOUR. Et pas n’importe lequel, l’amour désintéressé que Jésus nous a appris du Père. Cette source ne tarit jamais. Donnez de l’amour à la nature, aux objets que vous achetez, chérissez l’artisan qui les a fabriqués, chérissez la source des matériaux qui le composent. Chérissez la personne qui a cueilli votre repas. Chérissez le monde, chérissez le vivant et le Vivant…et vous verrez que votre consommation sera plus raisonnée et équitable pour le bien de toute notre Maison Commune.

Avec amour,

Sandra Côté,
agente de pastorale
Responsable diocésaine de la transition écologique