25 Nov, 2020

Bienvenue sur le site de l'unité pastorale des paroisses Saint-Basile Saint-Bruno "Marie, mère de l'Église... Priez pour nous"

Développement et Paix

Réflexion basée sur notre foi – Pour le renouveau et la guérison de notre maison commune

Le monde a mal. La Terre souffre et nous avec elle. En mars 2020, presque l’ensemble de la planète a vécu le confinement. Un temps d’arrêt. La Terre s’est mise en congé maladie forcé et a attiré notre attention collective sur une crise profonde que nous vivions toutes et tous sans vouloir l`avouer. Nous avons pleuré. Nous avons perdu des êtres chers à cette maladie, nous avons eu terriblement peur et nous avons par moments été enragés par des décisions et comportements irresponsables.

Mais cet isolement, ces deuils, ces craintes que nous – les privilégiés de la Terre – ayons souffert ne sont qu’une partie de la souffrance qui ravageait la Terre. Cette crise sanitaire – cette pandémie – est en effet intimement liée à d’autres crises: la crise écologique, la crise humaine, politique, la pauvreté, l’inégalité et notre relation abusive envers la Terre, ses ressources et surtout envers nos sœurs et frères dans les pays moins riches. Car ce sont ces pays, leurs populations et leurs ressources qui nous nourrissent, qui font rouler ce système confortable dans lequel on vit; notre économie.

Et tout d’un coup, nous avons vécu la fragilité et l’absurdité extrêmes de notre mode de vie. Nous avons vu comment ces chaînes et chemins de commerce et d’exploitation ont permis au virus de voyager à la vitesse de l’éclair et se répandre sur la Terre entière. Ensuite, nous avons constaté autre chose : l’injustice camouflée dans nos propres sociétés. L’inégalité des chances, d’accès aux soins, la précarité financière de certains, les maladies plus présentes chez les plus pauvres les rendant plus vulnérables…L’injustice de notre économie qui fait que nous dépendons de personnes à faible revenu dans des conditions inacceptables – même chez nous, pas juste a l’autre bout de la Terre -pour maintenir notre fausse impression de pays développés… Nous avons vu comment nous traitons nos personnes âgées et nos enfants. Nous avons vu comment nous traitons les immigrants et sans-abris… Notre culture du déchet. Nous avons vu tout cela. Ce n’est pas la pandémie qui a causé cette souffrance. La pandémie a exposé cette souffrance. Et après la tristesse, nous avons peut-être été habités par la honte et la remise en question… et le dégoût et l’angoisse.

Tout est interrelié. C’est ce que nous venons de vivre jusque dans nos maisons, jusque dans notre quotidien confiné. Nous sommes tous interdépendants les unes et les uns des autres. Tout geste posé dans un coin de la planète a des répercussions rapides et parfois catastrophiques à l’autre bout du monde. Ce que nous faisons à la Terre, comment nous vivons, comment nous consommons, comment nous voyageons, nos relations humaines, nos relations politiques, nos relations économiques… tout est interrelié.

Nous venons de comprendre en temps réel tout ce qui est écrit dans l’encyclique du Pape François Laudato Si’. Ce document révolutionnaire n` a rien inventé. Mais il nous éclaire et trace un chemin pour un avenir plus juste sur cette Terre. Tout comme Laudato Si’, la pandémie nous offre une occasion d’apprendre, de repenser notre monde et d’entreprendre une conversion.

C’est l’occasion de se poser, de prendre une pause. De ralentir, d’écouter et de repenser. De reprendre conscience de ce qui est essentiel. Non pas pour nous limiter ou nous priver (ce carême sans fin auquel fait référence le pape François dans Évangelii Gaudium), mais pour nous épanouir ensemble. Pour comprendre enfin que dans la maison commune, ça ne sert à rien que certains seulement puissent vivre dans la dignité, si c’est aux dépens des autres qui souffrent. Celles et ceux qui souffrent, ce sont les personnes, mais aussi les espèces, animales et végétales. Nous n’avons pas le droit d’épuiser les ressources comme si nous vivions sur une planète sans limites. Qui a cru que nous avions le droit de nous comporter ainsi? Il nous faut un éveil profond de conscience et une transformation – une transformation radicale – de nos systèmes et institutions.

Il est temps de passer à l’action. Quand les institutions et les normes que nous avons créées ne servent pas la dignité humaine et l’intégrité écologique -il faut les changer. Nous en sommes là. Nous en avons la responsabilité. Nous sommes une communauté et nous devons commencer à réfléchir et agir de cette façon avec comme principes guides : la dignité, la justice, le bien-être de toutes et tous, la solidarité et la suffisance. C’est énorme, mais si clair… Il nous faut une transformation profonde de nos cœurs et de nos esprits. Une conversion.

Le modèle économique et politique actuel, basé sur une relation d’exploitation des ressources et des autres peuples, est injuste et abusif. Ce modèle est un échec. Nous ne pouvons pas le « réparer » tout simplement. Il faut le déconstruire et le reconstruire; il faut s’unir pour imaginer autre chose. Après notre conversion, pour sortir de cette crise qui a été accentuée et exposée par la COVID-19, nous devons nous repentir et bâtir un monde différent ensemble.

Réparer, rebâtir, guérir va prendre l’engagement de tout le monde et nous avons un rôle particulier à jouer. Nous, l’Église. Nous, les chrétiennes et chrétiens. Nous, la société civile. Chacune et chacun de nous peut et doit y prendre part.

Nous avons besoin les uns des autres.

Agissons en ancrant chacun de nos choix – politiques, économiques et sociales – dans ce rêve pour le bien commun. Agissons dans la reconnaissance, dans la joie, dans l’espérance, dans la célébration et dans l’AMOUR pour l’humanité et pour notre maison commune.

Cette réflexion a été adaptée de la présentation de Josianne Gauthier, Secrétaire générale de la CIDSE, à l’occasion du Webinaire pour le 5e anniversaire de Laudato Si’. Après avoir travaillé à Développement et Paix – Caritas Canada pendant plus de 76 ans, Josianne a rejoint la CIDSE, un réseau d’organisations catholiques de justice sociale et de solidarité internationale dont fait partie Développement et Paix, en 2017.

C’est durant la fin de semaine du 26-27 octobre qu’est lancée la campagne de Développement et Paix (DEVP) dans notre unité pastorale. Vous êtes invités à vous joindre aux gens qui sont sans voix devant les compagnies minières et les gouvernements. DEVP a sur son site Internet tout ce dont vous avez besoin pour vous renseigner au sujet de la campagne d’automne.

Vous trouverez à l’arrière de nos église des documents qui pourront vous informer et aussi des cartes à envoyer à notre gouvernement afin qu’il prenne action vis-à-vis les compagnies minières pour protéger les droits des personnes qui sont exploitées par celles-ci.

Lettre de Mgr Lionel Gendron, évêque de notre diocèse, en appui à la campagne de DEVP.: Lettre de Mgr Gendron DEVP automne 2013

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C’est durant la fin de semaine du 26-27 octobre qu’est lancée la campagne de Développement et Paix (DEVP) dans notre unité pastorale. Vous êtes invités à vous joindre aux gens qui sont sans voix devant les compagnies minières et les gouvernements. DEVP a sur son site Internet tout ce dont vous avez besoin pour vous renseigner au sujet de la campagne d’automne.

Vous trouverez à l’arrière de nos église des documents qui pourront vous informer et aussi des cartes à envoyer à notre gouvernement afin qu’il prenne action vis-à-vis les compagnies minières pour protéger les droits des personnes qui sont exploitées par celles-ci.

Lettre de Mgr Lionel Gendron, évêque de notre diocèse, en appui à la campagne de DEVP.: Lettre de Mgr Gendron DEVP automne 2013

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