Guignolée paroissiale – édition 2011

Grâce à la générosité des donateurs et des bénévoles, la Guignolée 2011 nous a permis de récolter 82 960$. L’argent recueilli lors de la Guignolée permet d’assurer les ressources nécessaires à l’aide aux personnes démunies de la ville de Saint-Bruno.

Dans le graphique, vous pouvez constater la répartition des déboursés prévus pour l’année 2012.

 Entraide

Au niveau de l’entraide, nous avons budgété un montant de 56 120 $ (65 % des déboursés) pour assurer l’aide aux bénéficiaires (logement, électricité, chauffage, médicaments, nourriture, assistance de l’intervenante à l’entraide).  De plus, 15 000 $ (19 % des déboursés) sont remis au Centre d’Action Bénévole Les P’tits Bonheurs pour soutenir les opérations du comptoir alimentaire qui est sous leur responsabilité.   Par ailleurs, il faut souligner que dans le cadre du partenariat entre le Centre d’Action Bénévole et la Paroisse Saint-Bruno, le bureau de l’intervenante à l’entraide est situé dans les locaux du CAB qui en assume les frais.

Paniers de Noël  et Cadeaux de Noël

Sur la base de la distribution de l’année 2011, nous prévoyons donner près de 90 paniers et 180 cadeaux de Noël.  Ces deux volets de l’entraide ne représentent que 6 % des coûts grâce aux nombreuses heures de bénévolat et à la générosité des Montarvillois pour la cueillette de denrées et le dimanche des Cadeaux de Noël.

Guignolée – déboursés

Enfin, pour réaliser une collecte de fonds de l’envergure de la Guignolée, nous avons obligatoirement des déboursés.  Le budget pour l’édition de la Guignolée 2012 prévoit des coûts directs de l’ordre de 8 400 $ soit 10 % des déboursés.

Merci aux donateurs et aux bénévoles qui rendent possible notre engagement dans la mission auprès des personnes démunies.

Danielle Provost, coordonnatrice des activités paroissiales

Paroisse Saint-Bruno


Qui sont les personnes que nous avons aidées grâce à vos dons?

Plus de la moitié des personnes qui s’adressent à nous pour avoir de l’aide sont des personnes seules.

En moyenne, il y a un rapport de 2 femmes pour 1 homme.Nous constatons qu’au dessus de 29 ans ce rapport change de telle sorte que la majorité des bénéficiaires sont de sexe féminin.  Avec l’âge, les femmes se retrouvent dans une situation de pauvreté et d’isolement plus grand que les hommes.

Lorsqu’on regarde l’âge des personnes qui sont aidées, on constate que les jeunes sont nombreux. Cela est à mettre en lien avec le nombre de familles monoparentales.

Pour l’ensemble des adultes, nous calculons 110 adresses différentes ainsi qu’un revenu mensuel moyen de 1 090 $. Le prix moyen d’un logement est de 610 $ par mois auquel s’ajoutent les coûts d’électricité, de chauffage, de téléphone et de nourriture. Comment joindre les deux bouts dans une telle situation?

Des exemples de situations précaires qui demandent de l’aide

Les noms sont fictifs, les situations décrites sont des compositions basées sur des faits réels, parfois plus difficiles que ce que nous avons choisi d’illustrer.

Daniel a 49 ans, en raison de problèmes physiques majeurs, il est dans l’incapacité de travailler de façon définitive. Son revenu provient de l’assurance sociale et il reçoit un peu plus en raison de contraintes sévères à un retour sur le marché du travail. Une fois  son loyer de 610 $ payé ainsi que les frais de chauffage et d’électricité, il lui reste 140 $ pour se nourrir, se vêtir, payer ses frais de transports pour ses rendez-vous médicaux.  En plus de l’aide ponctuelle pour ses factures, il est aidé par le Comptoir alimentaire et la Popote Roulante lors de ses périodes de convalescence.

À l’aube de ses 40 ans,  Diane, mère monoparentale, se doit d’être entièrement disponible pour ses 4 enfants puisque 3 d’entre eux présentent  soit des déficiences en santé mentale, soit  un handicap physique ou des troubles envahissants de développement. Diane est débrouillarde et déterminée.  En plus de jongler avec son budget, elle doit aussi le faire avec son horaire pour être disponible aux différents rendez-vous avec les spécialistes. Son revenu annuel est 11 000 $ et elle ne reçoit aucune pension alimentaire.

Renée rêvait depuis quelques années à sa future retraite qu’elle prévoyait dans 9 ans. La réalité en a décidé autrement, diagnostique : sclérose en plaque. Impossible pour elle  de poursuivre son travail puisque la maladie l’a rapidement transformée. Inutile de dire que son revenu s’est aussi grandement modifié. Elle doit vivre avec un petit montant provenant  de sa rente complétée par l’assurance sociale.   Nous rencontrons de plus en plus de personnes qui, pour diverses raisons, sont contraintes de quitter leurs  emplois précocement.

Je pourrais parler aussi de cette femme qui après 30 ans de mariage se retrouve seule sans le sou ou encore de Benoit, travailleur autonome qui s’est fait flouer par ses partenaires. Il ne peut compter ni sur l’assurance chômage ni sur l’assistance sociale. Chacun vit son histoire. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une personne ne peut travailler : problèmes en santé mentale, physique, vieillissement, etc.

Le Comité des Œuvres d’entraide vous remercie de l’aide et de la confiance que vous lui faite et nous vous assurons que l’argent recueilli est utilisé judicieusement dans le respect de critères d’éligibilité équitables.

Mireille Jodoin, Intervenante à l’entraide

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