Nous vous proposons pour un peu d’Histoire retraçant l’origine et les impacts de la Journée internationale de la femme en plus d’une réflexion/hommage sur cette journée.
Histoire
Cette journée trouve son origine dans ses manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe, aux États-Unis, au Canada, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote.
La « Journée internationale des Femmes » a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. C’est une journée de manifestations à travers le monde. : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, pour améliorer la situation des femmes. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte nous aurons besoin de la célébrer. Les conseils des ministres des gouvernements du Canada et du Québec actuels comptent la plus grande proportion de femmes de toute l’histoire en 2011.
Depuis plusieurs années, dans les diocèses et les paroisses nous avons remarqué que les femmes sont très présentes afin d’occuper des postes que plusieurs hommes occupaient avant comme laïque : bedeau, sacristain, etc. Aujourd’hui, on remarque des laïques féminins, coordonnatrice de paroisse, agente pastorale, catéchète, secrétaire, comptable, sacristines lors des messes sur semaine, elles ont même une touche de fleuriste afin d’embellir les autels. Aujourd’hui, les bénévoles femmes sont dans plusieurs activités de paroisse. Les hommes sont aussi présents et c’est très bon.
Micheline Rhéaume Lachapelle
Hommage
J’ai souvenir du 8 mars 1975, moment où se tenait la toute première Journée internationale de la Femme. J’avais assisté à une conférence donnée à Montréal, où « le » conférencier avait mentionné et félicité les femmes pour leur implication dans des mouvements d’éducation sociale.
« C’est certain que ces mouvements, Mesdames, vont faire une différence appréciable dans la prise de parole des femmes au cours des années qui viennent », disait-il. Était-il visionnaire ou simplement en mesure de traduire l’évidence du changement qui était déjà là ?Que de dialogues, d’ajustements, de prises de position et de projets de loi ont été remis en question depuis plus de 37 ans !
La place des femmes au travail et dans les lieux de pouvoir a réellement changé toute la dynamique des relations humaines au Québec. Aujourd’hui, nous devons reconnaître le travail des pionnières, nos grands-mères et nos mères, car elles ont fait ce que j’appelle une révolution de « dentelle ».
Avec beaucoup de conviction, certaines ont revendiqué l’égalité des droits et des salaires en manifestant dans la rue, alors que d’autres ont pris le chemin des universités pour décrocher un diplôme qui leur permettrait d’aller aussi loin que leur rêve. Sur toutes les tribunes, les femmes ont expliqué, questionné et réaffirmé le droit d’être elles-mêmes.
Parce qu’elles nous ont appris que nous pouvions dire « non » il y a 35 ans, nous avons pu apprendre à nos filles à dire « oui » lorsqu’elles décident de leurs choix de vie. C’est ce qui a rendu l’autonomie et l’accès à un grand nombre de jeunes femmes à des professions non conventionnelles, leur permettant de devenir des leaders qui rayonnent dans tous les domaines.
Chaque personne, homme ou femme, a le pouvoir d’utiliser ses talents pour s’accomplir et travailler à bâtir un monde meilleur. Dans les menus détails du quotidien ou dans les grandes causes, en exprimant leurs émotions dans le processus de prise de décisions et dans leurs implications, des femmes ont permis des avancées que je crois très positives dans une société en pleine mutation. Ces personnes n’ont pas oublié l’essentiel : soit d’élever et de maintenir la fierté.
Tout ce chemin parcouru ensemble doit être précieusement gardé dans notre mémoire collective : nous avons toutes et tous besoin d’exemples comme ceux de ces femmes qui ont ouvert la voie de notre féminitude. Me souvenir du passé et faire le passage entre deux générations, n’est-ce pas ma mission, ici maintenant, en 2012 ?
Bonne continuité à mes filles et petites-filles et à toutes les femmes en cette Journée internationale de la Femme.
Gisèle Prévost