Catégorie: Carême et Pâques

Prions notre Père à tous!

Le Carême est un temps de réflexion, de solidarité avec ceux qui ont moins et qui souffrent. Pour s’unir avec tous nos frères et soeurs dans le Christ, en route vers Pâques, nous vous offrons cette version du Notre Père par Glorious, enregistrée à l’église Lyon Centre. Vous n’avez qu’à cliquer sur le lien pour écouter cette magnifique version chantée. En passant, merci à tous ceux qui ont travaillé sur cette version, nous sommes inspirés et touchés par l’énergie et la vie qui ressort de cette prière chantée.

Glorious – Notre Père

CARÊME RETRAITE PAROISSIALE 18 et 19 mars à Saint Bruno.

« Jusqu’où me suivras-tu ? »

Une retraite est un temps de désert, un temps de cœur à cœur avec Dieu. Cette année notre retraite paroissiale sera animée par Monsieur JACQUES GAUTHIER[1], titulaire d’un doctorat en théologie. Il a été professeur à l’Université Saint-Paul d’Ottawa pendant vingt ans et rédacteur aux éditions Novalis. Il se consacre maintenant à l’écriture et aux conférences qu’il donne autant en France qu’au Québec. Auteur de plusieurs livres spirituels, il anime des retraites spirituelles dans des différentes paroisses et communautés des diocèses au Québec.

Durant ces deux jours, les messes du matin seront reportées en après-midi après la prédication et seront suivies d’un temps d’adoration.

 

Au programme :

16h : prédication

17h : célébration de l’eucharistie

17h30 : Adoration

[1] https://www.jacquesgauthier.com/

 

La Miséricorde pour tous

L’Evangile de ce dimanche nous cite une parabole utilisée par Jésus : Un homme avait deux fils, le cadet décida de vivre différemment du reste de la famille, ce qui fut pour lui une forme d’échec. N’en pouvant plus, il se disait : Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Le fils passe aux actes en retournant vers son père. Je vous rappelle la citation du Pape que j’ai utilisée la semaine dernière : « … la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à Lui … » Le fils fait l’expérience de la miséricorde du Père en revenant vers son père.

Savons-nous vraiment ce qu’est la Miséricorde divine dans tous ses éléments ? En liturgie nous demandons au Seigneur deux gestes de miséricorde :

Seigneur, regarde ton Église et accorde-lui ton pardon

Seigneur, purifie ton Église et protège-là

Le pardon : La première dimension de cette miséricorde semble facile à comprendre. C’est le pardon sacramentel : se savoir pardonner en nos fautes et péchés dans une démarche de retour au Seigneur.
La purification : La deuxième dimension de la miséricorde du Seigneur peut sembler moins évidente pour plusieurs mais elle n’en est pas moins importante. Celle-ci touche particulièrement l’indulgence plénière reliée au Pardon Sacramentelle. Je l’utilise régulièrement en l’occasion du Sacrement des malades pour les mourants : « En vertu du pouvoir qui m’est donné, je vous accorde la pleine indulgence de Dieu pour la rémission complète de vos péchés, au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit ». Cette prière m’est très chère lorsque je bénis un malade.
La proclamation du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde est l’opportunité de recevoir en plénitude le don de la Vie en Dieu. La réception de l’indulgence plénière est possible pour ceux et celles qui font une démarche vers un des lieux déclarés « Porte Sainte » par l’évêque. À l’intérieur de cette démarche, les pèlerins devront se préparer afin de recevoir le sacrement de pénitence (dans les jours qui précèdent ou qui suivent la démarche d’indulgence), participer à l’Eucharistie en recevant la Sainte communion, prier aux intentions du Saint-Père : réciter le Credo, le Notre-Père, un Je vous salue Marie, et un Gloire à Dieu, et traverser la Porte Sainte du lieu.
C’est cette purification que nous donne l’indulgence plénière, afin que nous soyons pleinement renouvelés. Nous sommes pardonnés absolument, mais les séquelles, qui sont la conséquence du péché, doivent être guéries pour que nous soyons pleinement ouverts à Dieu et à sa grâce, et que Dieu puisse nous faire vivre complètement de cet état nouveau donné par le sacrement.
L’indulgence, en purifiant les conséquences négatives que le péché a produites en nous, nous rend plus généreux, nous redonne la possibilité de vivre un nouvel élan dans notre vie d’enfant de Dieu. Les conditions énoncées et que nous accomplissons pour recevoir l’indulgence sont donc l’expression de notre volonté de conversion. Il ne s’agit pas de s’en tenir seulement aux pratiques extérieures. Notre démarche est le signe de notre volonté intérieure de repartir de manière nouvelle avec le Christ. Elle manifeste en même temps notre foi en l’abondance de la miséricorde de notre Dieu. La démarche jubilaire est un acte de foi dans la victoire du Seigneur en nous, et un nouveau départ dans la grâce de notre baptême.
Bonne continuité en Carême, et bonne réflexion !
Votre Pasteur, P. Roger

Chemin de libération – 5e dimanche du Carême

Lors d’une retraite que je prêchais, j’ai été surpris de m’entendre dire dans le contexte du sujet abordé « Je vais me venger… en te pardonnant ! » Une simple petite phrase prononcée qui a surpris plusieurs personnes et sur laquelle nous avons fait « du pouce », comme nous disons. Se venger de l’autre en pardonnant, est-ce possible ???
Évidemment, le verbe utilisé « se venger » renferme un sens tout à fait différent de la vengeance ordinaire. Il y a dans cette expression un désir de liberté, un chemin de libération.
Devant une offense (peu importe son intensité) la tristesse s’installe en notre for interne et une réaction vengeresse pointe très souvent : Humainement : œil pour œil, dent pour dent, et parfois plus … ; spirituellement : remettre l’offense au Nom du Christ.
Agir humainement comme Pierre, j’entends le Christ dire : « tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. » C’est la voie de l’impasse, de la haine, de la guerre. Agir spirituellement c’est comme le Christ dans son enseignement du Notre Père : « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. » Notre première réaction peut être considérée comme un geste de justice, et notre deuxième réaction peut être considérée comme un geste de miséricorde. Les deux manières d’agir combinées ensemble font de nous des Fils et Filles de Dieu, nous rendent de plus en plus comme Dieu. Je m’explique … avec l’aide du Pape François que je découvre de plus en plus.
« La justice veut que chacun reçoive ce qui lui est dû, ce qu’il mérite… Les écritures parlent de la justice comme un abandon confiant à la volonté de Dieu… Jésus s’exprime plus souvent sur l’importance de la foi que sur l’observance de la loi. « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. » La miséricorde est la dimension fondamentale de la mission de Jésus… Il est plus facile pour Dieu de retenir la colère plutôt que la miséricorde… Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu; il serait comme tous les hommes qui invoquent le respect de la loi… L’aboutissement de la loi, de la justice divine, c’est le Christ… La justice de Dieu c’est d’entendre sa PAROLE nous dire : je te pardonne… » (Livre : le visage de la miséricorde)
Cette miséricorde est la vengeance ou encore la revanche de Dieu sur le péché. Si je peux me le permettre, et pardonnez-moi, cette vengeance, je la déclarerais SAINTE car elle libère l’offensé et l’offensant des liens de la colère ou autres, nous remet sur la voie de la liberté intérieure, conduit nos pas sur le chemin de libération. Et si les circonstances nous obligent d’agir en toute justice, que cela soit faite en toute miséricorde afin que la justice accomplie nous conduise sur le chemin de libération.
Bonne continuité en Carême, et bonne réflexion !
Votre Pasteur, P. Roger

Entrée messianique de Jésus à Jérusalem – Dimanche des rameaux

La fête des Rameaux pour les catholiques est l’ouverture de la « Semaine Sainte ». Les orthodoxes diront la « Grande Semaine », et en Roumanie, ils ont l’expression la « Semaine des souffrances ». Cette fête nous aide à faire mémoire d’une étape de la vie de Jésus acclamé comme un roi par son peuple à Jérusalem avec des palmes, avant d’être condamné à mort comme un malfaiteur. Le dimanche de la résurrection est l’essentiel de notre foi : Il est Vivant !
La Semaine sainte nous rappelle que celui qui a dit « Père, pardonne-leurs car ils ne savent pas ce qu’ils font » est Vivant, Ressuscité ! Il est l’Image parfaite de la Miséricorde du Père. C’est au cœur même du Jubilé de la Miséricorde que nous revivons l’entrée de Jésus comme Messie non plus à Jérusalem mais à …
De tradition, nous avons l’instinct spirituel d’apporter à la maison un rameau bénit lors de la célébration que nous déposons à un endroit quelconque. Ce geste que nous posons n’est pas tellement différent de celui des gens de Jérusalem. Par les palmes, ils ont manifesté leur joie d’accueillir le Christ en son entrée dans la grande ville de Jérusalem. Les palmes sont à l’honneur en cette fête… ils expriment la vie bienheureuse.
À plusieurs occasions liturgiques nous demandons les bénédictions du Seigneur sur nous et les nôtres. Tous objets religieux ou autres comme les rameaux nous aident à mémoriser le fait de la bénédiction. Par l’intermédiaire des rameaux, nous avons le « signe » par excellence de manifester l’entrée du Seigneur non plus à Jérusalem mais dans nos maisons. L’entrée messianique de Jésus à Jérusalem devient l’entrée messianique de la bénédiction divine dans nos foyers chrétiens. Nous déplorons que les institutions scolaires, hospitaliers, ou autres lieux publics aient retirés tous signes chrétiens comme la croix de notre Seigneur. En ce Jubilé de la miséricorde ayons la joie de manifester notre appartenance chrétienne en plaçant nos rameaux bien à la vue au pied d’une croix, source de vie en le Ressuscité.
Bonne Semaine sainte !
Votre Pasteur, P. Roger